Portrait d’une secretaire de Conseil Local FCPE, Françoise Amouroux, Lycée Pierre d'Ailly à Compiègne

Françoise est une femme qui reste très engagée mais qui constate une lassitude des parents délégués. Au lycée Pierre d’Ailly, la FCPE compte 250 adhérents grâce à la bourse aux livres mais peu sont des adhérents actifs. Cette année la FCPE n’a plus qu’un siège au CA du lycée. Les parents n’ont pas voté. Françoise fait le constat d’un engagement moindre des parents et d’une attitude un peu plus consumériste. La bourse aux livres est presque devenue un « dû ».
Elle a été présidente du CL FCPE au collège Ferdinand Bac puis occupe à présent le poste de trésorière du CL au lycée Pierre d’Ailly où son fils, Matthieu est inscrit en premièr

Dès ses fonctions au collège Ferdinand Bac elle s’est battue contre un certain déterminisme social qui se traduisait par des classes « euro », des classes élitistes composées presque uniquement d’enfants de familles aisées. Les classes « bilangues » ou européennes sont une bonne initiative mais doivent être ouvertes à tous pour Françoise.

Le rôle du parent est primordial pour faire avancer ce genre de dossiers. La co-éducation ne fonctionne que si la communication entre tous les acteurs (professeurs, élèves, parents d’élèves et direction d’établissement) est permanente.

Les 4 tables rondes organisées au collègue par la FCPE l’ont été avec la participation des professeurs, notamment les tables rondes sur les thèmes de l’addiction et l’égalité fille-garçon. Ces moments de débats organisés en soirée intéressaient à chaque fois une centaine de personnes.

La communication entre les membres adhérents à la FCPE est à développer car l’enthousiasme des bénévoles est délicat à préserver. Au collège Ferdinand Bac, Françoise se souvient avoir « reboosté » la FCPE en passant de deux adhérents à vingt-cinq. Les réunions mensuelles des membres du CL à « la brasserie parisienne » à Compiègne doivent y être pour quelque chose.

Françoise est une femme qui reste très engagée mais qui constate une lassitude des parents délégués. Au lycée Pierre d’Ailly, la FCPE compte 250 adhérents grâce à la bourse aux livres mais peu sont des adhérents actifs. Cette année la FCPE n’a plus qu’un siège au CA du lycée. Les parents n’ont pas voté. Françoise fait le constat d’un engagement moindre des parents et d’une attitude un peu plus consumériste. La bourse aux livres est presque devenue un « dû ».

Françoise avec humour se décrit comme faisant partie des derniers mohicans.

La crise sanitaire actuelle ne permet pas d’ouvrir l’horizon sur d’autres projets que la BAL. Il y a deux ans encore, la FCPE proposait des sorties théâtrales en anglais, des colloques avec des intervenants extérieurs, une participation financière à des déplacements à proximité de Compiègne. Avec la crise de la Covid 19, depuis septembre, tout forum, tout rassemblement a été annulé au lycée.

Les élèves vont au lycée un jour sur deux à part ceux de terminale qui y vont tous les jours.

La FCPE est en lien quotidien avec la direction du lycée pour que les 1600 élèves du lycée (en comptant les classes prépa) puissent continuer à étudier tout en évitant un trop grand brassage.

L’expression « le dernier des Mohicans » signifie une personne qui persévère même si les obstacles semblent insurmontables pour une cause, des valeurs auxquelles elle croit.  Françoise représente cette figure avec panache.